Le cinquième touriste de l'espace fin prêt à décoller de Baïkonour
6 avril, 2007
Charles Simonyi
Le cinquième touriste de l'espace, l'américain Charles Simonyi, a assuré vendredi à la veille de son départ vers le cosmos se sentir « très très bien » et n'être stressé que face aux journalistes.
  
« Je suis nerveux en conférence de presse, mais pour le vol, c'est une autre histoire. Quand je suis dans mon fauteuil (de la fusée) je me sens très, très bien », a-t-il assuré, détendu et souriant, devant les journalistes au cosmodrome russe de Baïkonour (Kazakhstan).
  
« Je veux souligner que Oleg et Fiodor sont une chouette équipe, ils ont un effet très calmant », a-t-il ajouté en référence aux cosmonautes russes Oleg Kotov et Fiodor Iourtchikhine avec qui il effectuera le vol à bord d'un Soyouz vers la Station spatiale internationale (ISS).
  
L'informaticien de 58 ans, qui a fait fortune chez le géant américain Microsoft, a fait préparer à ses frais un repas gastronomique qui sera servi le 12 avril, jour de la Fête des cosmonautes en Russie, à bord de la station.
  
« L'un des plats a une sauce au vin très courante dans la cuisine française.  Je pense que l'équipage va être très heureux de manger quelque chose de différent après tout ce temps dans l'espace », a glissé le touriste spatial.
  
Fiodor Iourtchikhine, qui sera le commandant de la 15e mission de longue durée à bord de l'ISS, a assuré avec humour que la « sauce au vin sera consommée comme une sauce », et que les cosmonautes respecteront ainsi l'interdiction de boire de l'alcool en orbite.
  
Le cinquième touriste de l'espace a aussi reçu quelques conseils de dernière minute de deux de ses prédécesseurs, l'Américain Greg Olsen et l'Américaine d'origine iranienne Anousheh Ansari.
  
« Ils m'ont dit par exemple que dans l'espace il ne fallait pas bouger sa tête trop vite et ne pas trop boire avant le lancement », a dit M. Simonyi.
   
Charles Simonyi a payé quelque 25 millions de dollars pour s'envoler samedi à 23 h 31 (17 h 31 GMT) depuis Baïkonour vers l'ISS où il restera jusqu'au 20 avril.
  
S'il ne compte pas lui-même investir dans les différents projets existants de vols civils vers le cosmos, M. Simonyi s'est dit convaincu que son voyage aidera à leur développement.
  
« L'intérêt du tourisme spatial est qu'il augmente l'intérêt (du public) pour l'espace et pour le programme spatial russe », a souligné de son côté M. Iourtchikhine, assurant ne pas « être vexé que la plupart des questions posées » sur sa mission spatiale concernent M. Simonyi.

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