L'essai français d'un missile n'a rien d'inquiétant
4 avril, 2007
Pour le ministre Cannon, l'essai français d'un missile n'a rien d'inquiétant.  « Les voyageurs n'ont pas à s'inquiéter. Les Affaires étrangères ont discuté avec les autorités françaises et NavCan (l'organisme chargé du trafic aérien au pays) a mis au courant de ces essais les compagnies aériennes », a fait valoir le ministre Cannon, mardi, à l'issue d'une allocution prononcée devant les membres de l'Association québécoise du transport et des routes.

« Généralement les entreprises aériennes sont saisies par NavCanada qui leur indique le chemin à parcourir, de concert avec les Affaires étrangères et le gouvernement français. Dans ce cas-là, il n'y a pas de préoccupations à avoir pour les gens qui empruntent les voies aériennes, les compagnies sont avisées », a-t-il poursuivi.

Le ministre a laissé entendre que cet essai de novembre dernier n'était pas le premier. « Je crois que ça s'est fait auparavant », a-t-il dit.

Selon des informations publiées dans La Presse de mardi, le sous-ministre de la Défense, W.P.D. Elcock, indiquait dans une lettre transmise au ministre de la Défense Gordon O'Connor, en septembre 2006, que le lancement du missile français pourrait avoir un impact économique important sur l'industrie aérienne en plus de susciter des questions de sécurité.

L'essai en question avait nécessité une modification du trajet de 18 gros-porteurs transatlantiques. Il consistait à tester un missile de type M51 destiné à équiper les sous-marins nucléaires français à compter de 2010.

La note du sous-ministre mentionnait que le point d'impact du tir se situait à plusieurs centaines de kilomètres des côtes canadiennes, dans les eaux internationales. La zone visée se trouvait sous la gouverne du Centre de trafic aérien océanique de Gander, à Terre-Neuve, qui gère quotidiennement les quelque 1000 avions traversant l'Atlantique.

Le sous-ministre Elcock avait signalé à son supérieur la possibilité que des débris de missile tombent sur des navires. Il évoquait également l'impact économique négatif que pourrait avoir le tir de missile en raison du détournement du trafic aérien qui ne manquerait pas d'entraîner des dépenses supplémentaires en temps et en carburant.

Le lancement du missile français en question a été fait à partir du Centre d'essais des Landes, au sud-ouest de Bordeaux.

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